Sparte

Sparte (en grec ancien Σπάρτη / Spártê, grec moderne Σπάρτη / Spárti, en dorien Σπάρτα / Spárta) ou Lacédémone (Λακεδαίμων / Lakedaímôn) est une ancienne ville grecque du Péloponnèse, perpétuée aujourd’hui par une ville moderne de 18 185 habitants du même nom. Située sur l’Eurotas, dans la plaine de Laconie, entre le Taygète et le Parnon, elle est l’une des cités-États les plus puissantes de la Grèce antique, avec Athènes et Thèbes.

Déjà mentionnée dans l’Iliade, elle devient au VIIe siècle av. J.-C. la puissance dominante de sa région et prend la tête des forces grecques lors des Guerres médiques. Au Ve siècle av. J.-C., elle remporte la guerre du Péloponnèse qui l’oppose à Athènes, mais perd l’hégémonie après la défaite de Leuctres en 371 av. J.-C. contre les Thébains d’Épaminondas.

Sparte se distingue des autres cités par un modèle social où la minorité des Homoioi (les « semblables ») exerce à plein temps la citoyenneté tandis que l’activité économique est assurée par les Périèques, population libre mais non-citoyenne, et par les Hilotes, dont le statut s’apparente à celui des serfs du Moyen Âge occidental. L’éducation est obligatoire, collective et organisée par la cité : elle vise à former des soldats disciplinés, efficaces et attachés au bien de la cité. De fait, l’armée spartiate est renommée comme la plus puissante du monde grec.

Bien que la domination de Sparte prenne fin au IVe siècle av. J.-C., la fascination qu’elle exerce persiste de l’Antiquité jusqu’à nos jours.

De nos jours, Sparte est une ville agricole sur une plaine plate entourée des montagnes et traversée par la rivière Evrotas. Les hommes de Sparte ancienne ont été considérés comme ‘les murs’ de la ville. De nos jours, quelques ruines de l’époque classique sont préservées, mais ils comprennent les restes de l’ancienne acropole, le sanctuaire d’Artémis et le tombeau de Léonidas. À proximité de la montagne Taygète il y a de nombreux villages traditionnels, dans lesquels vous pouvez faire une visite. La ville de Sparte est moderne avec des avenues larges, une grande place principale et nombreux restaurants. Il peut faire assez chaud pendant l’été, mais hors-saison il est un endroit intéressant pour visiter et les gens sont très amicaux. N’oubliez pas à visiter le Musée Archéologique et le Musée des olives à 129 Othonos-Amalias Street. Ouvert tous les jours sauf le mardi de 10 à 16h.

Apprenez plus de son histoire, https://fr.wikipedia.org/wiki/Sparte

Mistra

Les ruines byzantines de Mistra, qui sont progressivement restaurés, méritent le voyage. Après la conquête de Constantinople par les Ottomans en 1453, Mistra a été la ville centrale de la Morée (Péloponnèse) jusqu’à ce que l’occupation turque au XVe siècle. Elle a été habitée jusqu’à son abandon dans les années 1820 lorsque les Turcs ont pris beaucoup des Péloponnèse après l’invasion d’Ibriham Pacha d’Egypte. La vieille ville est riche en églises et elle est surmontée d’un château franc. Il y a des maisons et hôtels particuliers et la plupart des églises ont de fresques impressionnantes. Le Pantanassa est un monastère habité des nonnes- les seules personnes vivant dans la ville de Mistra aujourd’hui. Le Perivlepton est un monastère construit dessous un rocher et contient des fresques impressionnantes. Si vous continuez à monter à travers les ruines de la vieille ville, vous vous retrouverez dans le château et la vue sur la vallée est extraordinaire. Egalement la ville byzantine dessus de la ville de Geraki, qui se trouve en cours de fouille par l’école hollandaise d’archéologie, mérite une visite. Sur le chemin vous pouvez vous arrêter au village de Kalithea où le grand-père Zafeirakos a été né. Il y a quelques petits cafés traditionnels (les cafeneons), une belle place ombragée d’arbres et une église byzantine avec quelques fresques très intéressantes que vous pouvez voir si vous pouvez trouver le garde avec les clés.

La cité de Mistra ou Mystrás (en grec Μυστράς ou Myzithrás (Μυζηθράς) dans la Chronique de Morée) est une ancienne cité de Morée (Péloponnèse) fondée par les Francs au XIIIe siècle, près de l’antique Sparte. Elle est aujourd’hui en ruines.

Mistra fut fondée en 1249 par Guillaume II de Villehardouin, alors prince d’Achaïe, qui cherchait à construire une forteresse sur les hauteurs du Taygète dans le but de protéger Sparte, alors lieu de résidence favori des Villehardouin.

Fondée par les Francs, Mistra ne reste pas longtemps en leur possession. Fait prisonnier en 1259 à la bataille de Pélagonie, Guillaume doit céder Mistra en même temps que d’autres forteresses à Michel VIII Paléologue, en guise de rançon. L’empereur fait alors de Mistra la capitale du Despotat de Morée, statut qu’elle conserve jusqu’à la chute de l’Empire byzantin. En 1348, l’empereur Jean VI Cantacuzène nomme son fils Manuel à la tête du despotat, marquant le début d’une période de prospérité, à la fois économique, mais surtout culturelle, pour la ville. Désormais, Mistra est gouvernée par les fils ou les frères des empereurs byzantins. Sous le despote Théodore, Mistra est la deuxième plus grande ville de l’Empire après Constantinople, et l’ancien palais de Guillaume II devient la deuxième résidence des empereurs.

Mistra est également le dernier grand centre d’étude byzantine : Gemiste Pléthon, le philosophe néoplatonicien, y vit jusqu’à sa mort en 1452, et sa présence attire à Mistra de nombreux intellectuels byzantins. Lui et d’autres disciples basés à Mistra influencent l’Italie de la Renaissance, particulièrement après avoir accompagné l’empereur Jean VIII Paléologue à Florence en 1439.

Le dernier empereur romain d’Orient, Constantin XI, est despote à Mistra avant de monter sur le trône. Démétrios Paléologue, le dernier despote de Morée, rend la ville à l’empereur ottoman Mehmet II le 31 mai 1460. Mistra demeure une ville importante, accueille la résidence du Pacha du Péloponnèse et compte alors 40 000 habitants. Le commerce y est florissant, entre autres grâce au développement de la production de soie. Les Vénitiens occupent provisoirement la ville de 1687 à 1715. En 1770, Mistra est brièvement aux mains des Russes qui, soutenus par les Grecs, tentent de libérer la Grèce de la présence ottomane lors de la révolution d’Orloff. La reconquête de la ville par les Turcs est suivie d’une terrible répression contre la population qui diminue pour ne plus compter que 8 000 habitants. Mistra reste turque jusqu’en 1822 et la guerre d’indépendance grecque. Reprise par les Turcs une dernière fois en 1825, elle est rasée par Ibrahim Pacha et connaît alors un déclin irrémédiable. À l’issue de la guerre d’indépendance, le roi Othon Ier de Grèce fait de Sparte la nouvelle capitale administrative des environs, où les derniers habitants s’établissent à leur tour.

L’ancienne cité byzantine fut totalement abandonnée dans les années 1950 pour devenir un site archéologique. En 1989, les ruines, y compris la forteresse, le palais, les églises et les monastères, ont été inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Aujourd’hui, la cité n’est plus habitée que par quelques religieuses orthodoxes qui occupent le monastère de la Pantanassa. Elle a néanmoins donné son nom à une municipalité du nome de Laconie, qui siège dans la localité voisine de Magoula.

Le site de Mistra est connu sous le nom de Myzithras avant même l’implantation des Francs et de la fondation de la forteresse en 1249. Bien que l’appellation de Mistra soit de nos jours la plus courante, sa forme médiévale est encore parfois utilisée. Il est généralement admis que la forme Mistra est une forme dérivée et abrégée de Myzithras.

L’origine du nom de Myzithras n’est pas certaine. Des hypothèses affirment qu’il pourrait être celui d’un propriétaire terrien de la région, qui aurait été fabricant de fromage (=Myzithras). Certains auteurs vont jusqu’à émettre l’hypothèse que le nom de Myzithras est issu de la forme particulière de la colline sur laquelle la ville fut fondée et qui ressemblerait à un fromage local portant le nom de Myzithras. Chateaubriand, lors de son passage dans la ville, écrit à ce sujet : « Si Sparte tirait son nom des genêts de son territoire, et non pas de Spartus, fils d’Amyclus, ou de Sparte, femme de Lacédémon, Misitra peut bien emprunter le sien d’un fromage ».

Selon une autre hypothèse, on aurait donné le nom du préfet local, Mystras, à la forteresse fondée par Guillaume de Villehardouin.

Enfin, Mystras pourrait être une dérivation de l’ancien français maistresse, qui aurait désigné la forteresse parce qu’elle dominait toute la plaine de Laconie.

Apprenez plus de son histoire, https://fr.wikipedia.org/wiki/Mistra

Monemvasia

The citadel town of Monemvasia on the Eastern Peninsula of the Peloponessos is Greece’s answer to the Rock of Gibraltar. It’s a walled city on the site of a giant stone mountain which rises from the sea, connected by a narrow isthmus. The village that is contained within these walls was in ruins twenty years ago but has now been restored by the Germans who bought it one house at a time. The modern town of Nea Monemvasia is full of tourists in the summer. The nearby island of Elafonisos can be expensive since it caters to wealthy Athenians but the beaches are great, as is the seafood. North of Monemvasia is the town of Gerakas, which is approached by Flying Dolphin through a long channel that seems more like a river. It was the primary source of the gray mullet eggs used at one time for tarama but which is now made from carp.

Gythion

Gythion (en grec: Γύθειο= la terre des Dieux) est une petite ville de la Grèce située dans le sud du Péloponnèse dans le district régional de Laconie. C’est la plus importante localité de la péninsule du Magne et le siège du dème (municipalité) du Magne-Oriental, créée dans le cadre du programme Kallikratis (2010).

C’était le port et l’arsenal principal des Spartiates. D’une importance stratégique majeure pour les Spartiates, Gythion était la seule communauté de Périèques à être protégée par des murailles. Son théâtre, toujours visible, témoigne de sa grandeur.

En raison de son statut portuaire, Gythion fut dès le Ve siècle av. J.-C. une ville très cosmopolite. À l’époque romaine, elle connaît un essor important notamment en devant l’une des plaques tournantes du commerce de teinture pourpre, très appréciée à Rome et venue d’Orient.

La ville actuelle de Gythion est riche des tavernes de poissons et viande au long du port, des belles vieilles maisons et des longues plages en sable à proximité. La plupart des gens utilisent Gythion comme leur point de départ pour visiter le Péloponnèse.

Un mythe est connu pour Marathonisi ou Cranay qui autrefois a été une île mais maintenant il est connecté. Ils disent que le prince Paris de Troie a oublié son casque (casque= κράνος  Κρανάη= Cranay) la nuit qu’il est resté là nuit avec la belle Helen, la femme du roi de Sparte Ménélas. De nos jours, il y a un tour avec un petit musée folklore mais il ne fonctionne plus

Le Magne

Le Magne (en grec : Μάνη, en allemand et en anglais : Mani) est une péninsule grecque située au sud du Péloponnèse entre le golfe de Messénie à l’ouest et le golfe de Laconie à l’est. Le Magne correspond au prolongement vers le sud des Monts du Taygète, jusqu’au Ténare, qui forme sa pointe méridionale. Il est bordé au nord-est par la ville de Kalamata et ses deux principales localités sont Areópolis et Gythion. Les habitants du Magne sont les Maniotes. L’ensemble du Magne constitue le territoire d’un évêché orthodoxe, la métropole du Magne.

L’origine du nom actuel du Magne est discutée. Il est généralement admis qu’elle pourrait venir de Manos-i qui signifie : clairsemé ; sec ; sans arbre. La plus ancienne citation de ce nom date du IXe siècle dans un rapport destiné à l’empereur Léon VI le Sage sous la forme de Mani (Μάνη) et Maïni (Μαΐνη) pour désigner le lieu d’habitation d’un prêtre. Puis, le D.A.I. (De Administrando Imperio) de Constantin VII Porphyrogénète, datant de 948/956, parle des « habitants du château Mani ». Le nom est ensuite signalé comme celui d’un château croisé franc construit par Guillaume II de Villehardouin en 1249 : Le Grand Magne/Megali Maïni (Μεγάλη Μαΐνη). Antérieurement le nom de la péninsule était Lakoniki.

Le Magne est une région aride et montagneuse. Les hivers sont relativement froids et les étés très chauds et secs. La partie sud du Magne (Magne interne et Magne supérieur) est la partie la plus aride de la péninsule. Naturellement, les arbres y sont rares, le sol y est pauvre et le rocher est souvent à nu. La majorité de la végétation est constituée de petits buissons, de quelques chênes et de cultures d’oliviers. Cette aridité s’explique en partie par la géologie du sous-sol, presque uniquement constitué par du marbre gris-blanc, dit marbre maniote, d’âges Crétacé à Éocène.

Le Magne se distinguait aussi par de nombreuses traditions guerrières mais elles ont aujourd’hui disparu : piraterie, clanisme et vendetta. Néanmoins il existe encore quelques traits distinctifs héritiers du passé isolé et clanique de la région : des danses, chansons et fêtes locales, quelques plat régionaux dont le Siglino, une viande de porc en salaison, la possession d’une ou plusieurs armes dans les familles, l’utilisation desdites armes pour fêter le baptême d’un garçon, le vieux maniote se rattache à la branche dorienne de la langue grecque. Aujourd’hui est parlé le koinè ou le maniote moderne fortement dérivé de celui-ci.

L’économie du Magne est assez limitée. Elle est presque exclusivement fondée de nos jours sur le tourisme avec des hôtels, des chambres d’hôtes, des restaurants et quelques boutiques de souvenirs. Le reste de l’économie est constitué par de petits « supermarchés » et commerces associés à l’agriculture. Cette agriculture héritière du passé est répartie dans l’élevage, la pêche (pour les restaurants de poisson) et bien sûr la fabrication d’huile d’olive.

Les oliveraies constituées de la variété locale Koroneiki sont nombreuses et parfois cultivées en terrasses le long des pentes des montagnes et des falaises côtières. C’est selon certains une des meilleures huiles d’olive de Grèce surtout dans le Magne interne et supérieur du fait de leur sous-sol particulier en marbre.

L’histoire de Magne est vraiment riche et si vous intéressés à l’apprendre visitez le lien, https://fr.wikipedia.org/wiki/Magne